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La Chine :
Son Excellence M. W. W. Yen, Envoyé extraordinaire et Ministre plénipotentiaire
à Berlin, premier Délégué plénipotentiaire ;
M. le Dr. Wu Lien Teh, M.A., M.D. (Cambridge), Médecin-Major, Directeur du Service médical, Médecin du Ministère des Affaires Etrangères, Délégué plénipotentiaire.
La Colombie:
M. Ch. Hischemöller, Consul à Rotterdam, Délégué.
La République de Costa-Rica :
Son Excellence M. Manuel M. de Peralta, Envoyé extraordinaire et Ministre
plénipotentiaire à Paris et à La Haye, Délégué.
Le Danemark:
M. J. G. de Grevenkop Castenskjold, Ministre-Résident à Bruxelles et à La Haye,
Délégué.
La République dominicaine :
Son Excellence M. le Dr. José Lamarche, Envoyé extraordinaire et Ministre pléni-
potentiaire, Délégué.
L'Équateur :
Son Excellence M. Jorje Huneeus, Envoyé extraordinaire et Ministre plénipoten-
tiaire du Chili à Bruxelles et à La Hayé, Délégué.
L'Espagne :
M. Manuel Garcia de Acilu y Benito, Chargé d'Affaires ad interim à La Hayé,
Délégué.
La France:
Son Excellence M. Marcellin Pellet, Envoyé extraordinaire et Ministre plénipoten-
tiaire à La Haye, Délégué.
La Grande-Bretagne :
Mr. William Grenfell Max Müller, C.B., M.V.O., Conseiller d'Ambassade, Délégué ; Sir William J. Collins, D.L., M.D., F.R.C.S., ancien Président du Conseil municipal
de Londres, Délégué.
L'Haïti :
M. Stenio Vincent, Chargé d'Affaires à La Haye, Délégué.
L'Italie :
M. le Marquis Alexandre Compans de Brichanteau, Chargé d'Affaires ad interim
à La Haye, Délégué.
Le Japon :
M. Jumpei Shinobu, Chargé d'Affaires ad interim à La Haye, Délégué.
Le Luxembourg :
Son Excellence M. le Baron Albéric Fallon, Envoyé extraordinaire et Ministre
plénipotentiaire de Belgique à La Haye, Délégué.
Les États-Unis mexicains:
Son Excellence M. Federico Gamboa, Envoyé extraordinaire et Ministre plénipo-
tentiaire à Bruxelles et La Haye, Délégué.
Les Pays-Bas :
M. J. T. Cremer, ancien Ministre des Colonies, ancien Président de la Compagnie néerlandaise de Commerce, membre de la première Chambre des Etats- Généraux, premier Délégué ;
M. le Dr. C. Th. van Deventer, membre de la première Chambre des États-
Généraux, Délégué ;
M. A. A. de Jongh, ancien Inspecteur général, Chef du Service de la Régie de
l'Opium aux Indes néerlandaises, Délégué;
M. le Dr. J. G. Scheurer, membre de la seconde Chambre des États-Généraux,
Délégué.
Le Portugal:
Son Excellence M. Antonio Maria Bartholomeu Ferreira, Envoyé extraordinaire et
Ministre plénipotentiaire à La Haye, Délégué.
La Russie:
Son Excellence M. A. Swétchine, Envoyé extraordinaire et Ministre plénipoten-
tiaire à La Haye, Délégué ;
M. le Professeur Stanislas Przibytek, membre de l'Académie de Médecine à Saint-
Pétersbourg, Délégué.
Le Siam :
Son Excellence M. Phya Sudham Maitri, Envoyé extraordinaire et Ministre pléni-
potentiaire à Londres, à Bruxelles et à La Haye, Délégué;
Mr. William J. Archer, Conseiller de Légation à Londres et à La Haye, Délégué.
Dans une série de réunions tenues du 1" au 9 juillet, 1913, la Conférence, après avoir examiné la question qui lui était soumise par le paragraphe 2 de l'article 23 de la Convention internationale de l'Opium du 23 janvier, 1912—
1. A décidé que le dépôt des ratifications peut avoir lieu dès maintenant ;
2. A adopté à l'unanimité la résolution suivante :-
Désirant poursuivre, dans la voie ouverte par la Commission internationale de Shanghai de 1909 et par la première Conférence de La Haye de 1912, la suppression progressive de l'abus de l'opium, de la morphine, de la cocaïne, ainsi que des drogues préparées ou dérivées de ces substances, et considérant plus que jamais la nécessité et le profit mutuel d'une entente internationale sur ce point, la deuxième Conférence internationale de l'Opium :
(1.) Émet le vœu que le Gouvernement des Pays-Bas veuille bien faire remarquer aux Gouvernements d'Autriche-Hongrois, de Norvège et de Suède, que la signature, la ratification, la préparation des mesures législatives et l'entrée en vigueur de la Convention constituent quatre phases distinctes qui permettent dès maintenant à ces Puissances de procéder à la signature supplémentaire;
En effet, il ressort des articles 23 et 24 qu'une période de six mois pourra s'écouler entre l'entrée en vigueur de la Convention et la rédaction des projets de lois, règle- ments et autres mesures prévues par la Convention. En outre, le troisième alinéa de l'article 24 permet aux Puissances contractantes de s'entendre après ratification sur la date de l'entrée en vigueur desdites mesures législatives. D'ailleurs, on ne peut s'empêcher de faire remarquer que les difficultés prévues par l'Autriche-Hongrie, la Norvège et la Suède, en ce qui concerne leur législation, n'étaient pas inconnues aux délégués des Puissances signataires et ont même fait l'objet d'un examen approfondi de la part des douze Puissances contractantes. Presque toutes les Puissances signataires se trouvent dans la même situation que les Gouvernements susmentionnés et n'ont pas encore élaboré tous les projets de lois prévus par la Convention;
(2.) Emet le vœu que le Gouvernement des Pays-Bas veuille bien communiquer aux Gouvernements de la Bulgarie, de la Grèce, du Monténégro, du Pérou, de la Roumanie, de la Serbie, de la Turquie et de l'Uruguay la résolution suivante:-
"La Conférence regrette que certains Gouvernements aient refusé ou omis de signer jusqu'à présent la Convention. La Conférence est d'avis que l'abstention de ces Puissances entraverait de la façon la plus sérieuse les buts humanitaires poursuivis par la Convention. La Conférence exprime le ferme espoir que ces Puissances reviendront sur leur attitude ou négative ou dilatoire";
(3.) Emet le vœu que le Gouvernement des Pays-Bas veuille bien faire observer au Gouvernement helvétique qu'il est dans l'erreur, en considérant sa coopération comme d'une valeur à peu près nulle. A l'encontre de ce qui est dit dans la lettre du Conseil fédéral du 25 octobre, 1912, la Conférence estime que la coopération de la Suisse serait de l'effet le plus utile, tandis que son abstention compromettrait les résultats de la Convention. Quant à la question soulevée par le Conseil fédéral concernant les attributions respectives des législations fédérales et cantonales, il est à noter que de semblables difficultés ont été déjà envisagées par la première Conférence, qui en a tenu compte dans la rédaction de la Convention;
(4.) Invite les Gouvernements signataires à charger leurs représentants à l'étranger d'appuyer les démarches susindiquées de leurs collègues néerlandais; B 2 [1836 p-1]
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